Tous les articles par Loane Ouellet

13 juillet 2015 – Rencontre Sans Soucis – La gestion des allergies dans la famille

La prochaine rencontre Sans Soucis aura lieu le lundi 13 juillet 2015 à 19 h 30.

Le thème de cette rencontre sera : La gestion des allergies dans la famille.

Les allergies créent plusieurs défis, un des principaux étant celui de leur gestion au sein de la cellule familiale. Comment organiser notre vie de famille autour d’un enfant allergique et de ses besoins « spéciaux » ? Comment expliquer ses allergies à ses frères et soeurs ? Aux grands-parents ? Comment offrir un environnement sécuritaire à une personne allergique sans « brimer » les autres membres de la famille ? Comment expliquer à un enfant que ses allergies sont à prendre au sérieux, sans toutefois lui faire peur ? Toutes des questions qui engendreront sans aucun doute beaucoup d’avis différents puisque chaque famille gère les allergies de ses membres différemment, en fonction de ses valeurs les plus profondes.

Nous vous attendons donc le 13 juillet prochain au 620, Boulevard Ste-Foy (Longueuil). Stationnement disponible.


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L’accueil se fera à partir de 19 h.  Après 19 h 30, sonnez et nous viendrons vous ouvrir la porte.

Nous vous invitons à confirmer votre intention d’être des nôtres le 13 juillet en vous inscrivant ici, simplement pour nous permettre de mieux prévoir l’organisation de cette soirée. Si, pour une raison ou une autre, vous n’avez pas pu confirmer à l’avance votre présence, joignez-vous tout de même à nous, nous vous ferons une place avec plaisir ! Le tout est entièrement gratuit !

Barbatrucs – 25 mai 2015 – L’étiquetage

L’étiquetage des aliments allergènes, comme nous l’avions supposé, a inspiré plusieurs questions que nous avons eu l’occasion de poser à notre invitée lors de la rencontre Allergies Sans Soucis du 25 mai dernier. Marie-Sylvie Trottier travaille à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) depuis de nombreuses années et s’est avérée une vraie mine d’information ! Elle a gentiment répondu à toutes nos questions. Voici quelques informations à retenir :

  • Les dernières modifications réglementaires applicables à la déclaration des allergènes alimentaires sont entrées en vigueur en août 2012. Depuis ce temps, avec l’ajout de la moutarde et les précisions apportées quant à la déclaration du gluten et de ses sources, il y a 10 allergènes à déclaration obligatoire au Canada. Les voici :
    • Arachides
    • Noix
    • Blé
    • Oeufs
    • Moutarde
    • Lait
    • Fruits de mer (poissons, crustacés, mollusques)
    • Soya
    • Sésame
    • Sulfites (bien que les sulfites ne soient pas vraiment un aliment mais plutôt un additif alimentaire)

De surcroît, le gluten et ses sources doivent aussi être déclarés sur les étiquettes des aliments.

Cela revient à dire que, dès que ces aliments sont employés à titre d’ingrédient ou dans les composantes de l’un des ingrédients du produit fini (par exemple, le lait qui est utilisé dans la fabrication du chocolat, qui lui entre dans la recette de biscuits aux pépites de chocolat), ils doivent être clairement déclarés. Pour ce faire, ils peuvent tout simplement figurer dans la liste des ingrédients ou être indiqués dans une déclaration « contient » située immédiatement à la suite de la liste d’ingrédients. Il est à noter que les allergènes doivent être désignés par leur nom commun (par exemple, si le produit contient de la caséine (protéine laitière), il doit être écrit « lait » ou « substance laitière » à sa suite ou dans une déclaration « contient » pour éviter toute confusion). Ces règles d’étiquetage s’appliquent à tous les produits préemballés, sur lesquels doivent être indiqués les ingrédients en ordre décroissant.

Cependant, certaines exemptions sont comprises dans la réglementation. Par exemple, l’industrie de la bière n’a pas l’obligation, actuellement, contrairement à celle des vins et des spiritueux, de déclarer la présence d’allergènes.

D’autre part, les mélanges d’épices, notamment, n’ont pas l’obligation d’être détaillés, faisant l’objet d’un autre type d’exemption. Toutefois, si l’un des 10 allergènes prioritaires entre dans leur composition, il doit clairement être nommé dans la liste des ingrédients ou juste après par son nom commun.

Vous trouverez encore beaucoup plus d’information détaillée sur le site de Santé Canada et ici.

  • Mentions « contient » et « peut contenir ». Les questions à 1 000 $ de la soirée étaient, évidemment, les suivantes : les mentions d’avertissement « peut contenir » sont-elles obligatoires ? Peut-on déduire de l’absence de mention « peut contenir » sur un produit qu’il n’y a aucun risque qu’il contienne un des allergènes prioritaires ?

En une phrase, si l’un des 10 allergènes prioritaires est présent dans le produit, y compris dans les « constituants », il doit impérativement être déclaré, mais pas s’il n’entre pas dans composition du produit de manière volontaire et consciente.

Effectivement, la mention « peut contenir » est apposée sur l’étiquette de manière tout à fait volontaire, si l’entreprise estime qu’il existe un risque de contamination croisée. De plus, la formulation des mises en garde n’est pas réglementée – bien que Santé Canada recommande officiellement l’utilisation de la formulation « peut contenir » depuis juin 2013. Par conséquent, tous les avertissements (« peut contenir des traces de…», « fait sur la même ligne qu’un produit contenant… », « fabriqué dans une usine transformant aussi… », etc.) devraient être interprétés de la même façon même s’ils peuvent laisser croire à une certaine gradation du risque. Pour connaître la position de Santé Canada sur le sujet, c’est ici.

  • Au même titre que les mentions « peut contenir », les mentions « ne contient pas de… » ne sont pas réglementées et sont volontaires. Toutefois, si un produit précisant qu’il ne contient pas un allergène en particulier contient ce même allergène, la situation est traitée de manière très sérieuse puisqu’il s’agit alors d’une question de sécurité pour les personnes allergique auxquelles est destiné le produit en question.
  • Si vous croyez qu’une réaction est survenue après la consommation d’un produit qui contenait peut-être l’un des 10 allergènes mentionnés plus haut et que celui-ci n’était pas déclaré, vous pouvez faire une plainte auprès du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Le numéro à utiliser est celui-ci : 1-800-463-5023.
  • Vous voulez être au courant des rappels alimentaires dès qu’ils surviennent ? Rien de plus simple : allez vous inscrire sur le site de l’ACIA pour vous abonner aux  envois par courriel des rappels alimentaires qui vous intéressent. Les rappels sont classés en trois catégories. Tous les détails sont ici.
  • Qu’en est-il des produits importés ? Ils sont soumis aux mêmes règles que les produits canadiens. Toutefois, l’AIAC ne peut évidemment pas aller visiter chacune des entreprises et des usines et doit donc se contenter d’informer et de sensibiliser les compagnies en question sur la réglementation canadienne avant de procéder à des vérifications sur papier. En cas de doute, l’Agence peut cependant se déplacer pour mener une enquête et s’assurer que les produits sont étiquetés conformément aux exigences canadiennes.
  • Le cas des huiles hautement raffinées mérite une mention. Effectivement, à l’exception de l’huile d’arachides – dont l’utilisation doit être déclarée en tout temps -, les autres huiles raffinées (qu’elles proviennent du sésame ou du soya, par exemple) ne doivent pas obligatoirement établir leur provenance. Puisqu’une réaction allergique est provoquée par une protéine et que, en théorie, les huiles raffinées n’en contiennent plus, elles devraient être sans danger. Il est donc permis que de l’huile de soya hautement raffinée, par exemple, soit désignée par le nom « huile végétale », tandis que l’huile d’arachides, elle, qu’elle soit hautement raffinée ou non, doit toujours déclarer sa provenance et indiquer qu’elle est extraite d’arachides.
  • La déclaration des noix porte aussi parfois à confusion. Dans la liste d’ingrédients, si un produit contient une ou des noix, la sorte de noix doit être précisée (par exemple, amandes), tandis que, lorsqu’un fabricant indique un risque de contamination en apposant une mention « peut contenir », il peut indiquer « peut contenir : noix », tout simplement, sans préciser de quelle sorte de noix il s’agit.

Pour les curieux, l’Agence canadienne d’inspection des aliments travaille conjointement avec Santé Canada pour assurer la conformité des produits alimentaires qui atterrissent dans vos assiettes. Dans le contexte de la surveillance de l’étiquetage adéquat des allergènes, l’ACIA effectue de l’échantillonnage aléatoire et des visites dans plusieurs usines périodiquement.

Après avoir reçu cette marée d’information, comme nous l’a demandé l’une des participantes de la rencontre, « on capote-tu pour rien avec les étiquettes ? ». Les avis sont partagés !

 

Barbatrucs – 4 mai 2015 – Les camps

Dans un tout petit mois, l’été sera enfin installé et avec lui arrivera la saison des camps. Ne connaissant pas beaucoup les camps ni leur fonctionnement, nous avons communiqué avec l’Association des camps du Québec, qui nous a expliqué qu’il existe quatre types de camps : les camps de jour, les camps de jour certifiés, les camps de vacances et les camps de vacances certifiés.

Comme leurs noms l’indiquent, les camps de jour se déroulent durant la journée, ils durent généralement une semaine et les enfants rentrent à la maison tous les soirs. Quant à eux, les camps de vacances offrent des séjours variant habituellement d’une semaine à un mois, durant lesquels les enfants vivent sur le site.

Beaucoup des camps de jours sont régis par les municipalités et ne sont pas nécessairement certifiés, bien qu’un cadre de référence soit mis à leur disposition. Les camps certifiés sont ceux qui ont reçu une accréditation de l’Association des camps du Québec après avoir fait l’objet de vérifications et avoir mis en place certaines procédures standardisées.

L’Association des camps du Québec et ce que sa certification garantit :

  • L’Association des camps du Québec regroupe environ 110 camps de jour et 90 camps de vacances qui satisfont tous aux normes de certification.
  • Dans les camps certifiés, la formation obligatoire exige qu’au moins une personne sur 25 soit reconnue à titre de secouriste.
  • Dans tous les camps de l’ACQ, chaque participant doit remplir une fiche santé normalisée qui contient une section précise sur les allergies et l’asthme ainsi que sur l’administration de médicaments.
  • Les camps certifiés doivent avoir une politique de transmission de l’information.

Peu importe que votre enfant fréquente un camp de jour ou de vacance, certifié ou pas, voici quelques trucs et astuces :

  • Le port de l’épinéphrine sur l’enfant est recommandé, mais un dispositif additionnel pourrait être gardé dans un lieu sûr et accessible aux personnes responsables. N’oubliez pas : l’épinéphrine doit être conservée entre 15 et 30oC.
  • Il peut être une bonne idée de remplir et de fournir un protocole d’intervention pour votre petit allergique.
  • Rendre votre enfant facilement identifiable pourrait être très utile. Vous pouvez le faire au moyen de bracelets, de t-shirts, de tatous, etc.

Finalement, au Québec, il n’existe pas de camps d’été ou de camps de vacances dédiés précisément aux enfants souffrant d’allergies. Toutefois, un outil en ligne peut vous permettre de trouver un camp certifié selon les intérêts de votre enfant et votre situation géographique. Vous pourrez ensuite appeler le camp pour connaître sa politique en matière d’allergies : la plupart des camps pourront vous fournir beaucoup de réponses au téléphone et vous indiquer s’ils sont familiers avec la gestion des allergies.

Bon camp !

 

25 mai 2015 – Rencontre Sans Soucis – L’étiquetage

La prochaine rencontre Sans Soucis aura lieu le lundi 25 mai 2015 à 19 h 30.

Le thème de cette rencontre sera : L’étiquetage des allergènes alimentaires.

S’il n’y avait qu’un seul sujet qui touchait l’ensemble des personnes vivant avec des allergies alimentaires, ce serait celui-ci : l’étiquetage des aliments. Quels sont les aliments à déclaration obligatoire ? Comment lire les étiquettes ? Quelles sont les règles relatives à la déclaration des traces ? Est-ce obligatoire de déclarer la possibilité de contamination croisée dans une usine ? Et les allergènes non alimentaires, comme le latex, ils doivent être déclarés ? Venez poser toutes vos questions à notre personne-ressource de l’Agence canadienne de l’inspection des aliments.

Nous vous attendons le 25 mai prochain au 620, Boulevard Ste-Foy (Longueuil). Stationnement disponible.


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L’accueil se fera à partir de 19 h.  Après 19 h 30, sonnez et nous viendrons vous ouvrir la porte.

Nous vous invitons à confirmer votre intention d’être des nôtres le 25 mai en vous inscrivant ici, simplement pour nous permettre de mieux prévoir l’organisation de cette soirée. Si, pour une raison ou une autre, vous n’avez pas pu confirmer à l’avance votre présence, joignez-vous tout de même à nous, nous vous ferons une place avec plaisir ! Le tout est entièrement gratuit !