Archives pour la catégorie Barbatrucs

Barbatrucs – 23 mars 2015 – Le stress

Sans surprise, le thème du stress a rejoint plusieurs personnes lors de la dernière rencontre Sans Soucis. Cependant, contrairement aux autres sujets précédemment abordés, il est plus difficile d’en dégager des Barbatrucs concrets; les situations de chacun sont tellement variables à cause du nombre d’allergies, de la façon de les percevoir, de notre milieu, de notre tolérance individuelle au stress, etc., qu’il est presque impossible de faire ressortir des trucs qui seraient applicables à tous. Cette petite liste est donc plutôt une piste de réflexion et un aperçu de quelques tendances que des astuces à proprement dit.

  • Plus le diagnostic est récent dans votre vie, plus votre niveau de stress risque d’être élevé. Ne vous découragez pas ! Comme quelqu’un se l’est fait dire par son allergologue : « au fil de vos expériences, vos épaules vont devenir plus solides »
  • Un des défis est de trouver sa propre zone de confort dans la manière dont nous gérons les allergies. Pour y arriver, certains ressentent le besoin de s’informer à fond sur le sujet. Au début, il est plus difficile de faire un tri dans cette manne d’information. Il faut apprendre à se faire confiance et à écouter notre instinct.
  • Il est essentiel de savoir prendre du recul : les allergies sont envahissantes, car elles sont présentes à chaque repas, à chaque collation, tous les jours, partout… Il faut apprendre à relativiser le danger, sans pour autant tenir pour acquis qu’il n’y en a pas.
  • Examiner la situation rationnellement plutôt qu’émotionnellement peut être d’un grand secours. Posez-vous la question lorsque vous sentez la panique vous envahir : quelles sont les chances réelles qu’un incident se produise dans la situation donnée ? Est-ce que les risques sont comparables à ceux que je prendrais en laissant mon enfant traverser la rue tout seul en sachant que je lui ai appris toutes les consignes de sécurité, qu’il est assez grand et que j’ai confiance en lui ?
  • Dès que vous sentez que la situation vous échappe, qu’elle devient envahissante ou qu’elle vous atteint de manière anormale : consultez ! Aller chercher de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, au contraire. Cette démarche prouve que le bien-être de vos enfants est important pour vous et il est primordial de prendre soin de vous en tant que parent pour pouvoir préserver le bien-être de vos rejetons.

Finalement, lorsque vous avez la chance de partager votre vie avec un compagnon ou une compagne, cette personne demeure votre complice au quotidien et c’est pourquoi nous croyons qu’il est nécessaire que vous puissiez compter l’un sur l’autre dans ce défi. Le dialogue reste un des meilleurs moyens d’éviter les conflits et, donc, des sources de stress supplémentaires.

Barbatrucs – 23 février 2015 – Voyager

En général, lorsque nous allons en vacances, c’est notamment pour s’offrir le luxe de décrocher du quotidien. Cependant, avec des allergies, partir demande davantage de préparatifs si on veut passer des vacances en famille ET se détendre, ce qui est quand même un des objectifs ! Nous avons demandé à nos participants de nous parler de leurs expériences de voyage avec des enfants allergiques. Nous avons abordé la question sous deux aspects, soit ce qui peut être utile de faire avant le départ et ce que nous devrions garder en tête une fois sur les lieux.

Se préparer…

Première étape : choisir une destination.

Trois options s’offrent à nous : aller dans une formule « tout-inclus », aller chez quelqu’un (belle-maman ayant un condo en Floride, par exemple) ou louer une habitation. Chacune de ces options comporte évidemment des avantages et des inconvénients.

  •  Si vous allez dans un « tout inclus », il semblerait que les Club Med offrent un service particulièrement intéressant sur le plan des allergies. Joignez-les un mois avant votre arrivée pour les informer des allergies. Le personnel semble très soucieux d’offrir un environnement sécuritaire aux familles vivant avec des allergies.
  • Visiter quelqu’un qu’on connait permet d’utiliser cette personne pour faire la chasse aux produits ! Cet espion est évidement un atout considérable dans la préparation du voyage. Demandez-lui si vous pouvez poster une boîte contenant les produits que vous pensez qu’il sera plus difficile de trouver ou dont voulez être certain de la provenance.
  • Faire une recherche par manufacturier peut se révéler très utile pour vérifier si cette compagnie distribue des produits dans le pays que vous visiterez et, si c’est le cas, dans quels commerces.
  • Peu importe le type d’hébergement qui vous attendra, avisez votre compagnie d’assurance de votre départ; certaines compagnies pourront vous aider plus efficacement en cas d’urgence, en vous dirigeant vers l’hôpital le plus proche, par exemple.
  • Préparer des cartons détaillant les allergies traduits dans la langue du pays visité peut être très utile pour éviter les malentendus.

Nul besoin ici de préciser que, pour plusieurs, c’est le transport en avion qui provoque le plus d’angoisse. Voici ce que nos participants ont partagé comme astuces à ce propos.

  • Choisir la compagnie aérienne peut faire une différence. Parfois, ça vaut la peine de payer un peu plus cher pour avoir l’esprit plus tranquille. Le magazine Allergic Living  regorge d’informations intéressantes à ce sujet.
  • Au moment de la réservation, mentionnez que vous aurez des besoins particuliers. Soyez prêts : il vous faudra répéter cette information à toutes les étapes (réservation, sécurité, embarquement, etc.) et vous devrez quelques fois insister. Ce conseil est aussi valable pour les allergies aux animaux, étant donné que certaines personnes voyagent avec leurs animaux dans une cage sous le siège en cabine.
  • Si possible, privilégiez les vols de nuits lorsque vous voyagez vers l’Europe.
  • Certaines compagnies offrent plus volontiers de créer une zone tampon autour de vos sièges (c’est-à-dire demander aux passagers assis autour de vous de ne pas consommer vos allergènes durant le vol).
  • Concernant les médicaments, vous devez avoir la prescription (étiquette de la pharmacie). Vous pouvez également demander une lettre à votre allergologue attestant les besoins particuliers de votre enfant. S’il s’agit d’un voyage durant lequel quelqu’un d’autre sera en charge de votre enfant (voyage scolaire par exemple), il peut être judicieux d’utiliser un formulaire de procuration donnant droit aux responsables de prendre les décisions qui s’imposent en cas d’urgence.
  • Prévoyez suffisament de nourriture pour : l’attente à l’aéroport, la durée du vol et un peu de temps à l’arrivée. N’oubliez pas que vous devrez prévoir la même chose pour le retour ! Apportez une bouteille vide afin de pouvoir la faire remplir dans l’avion.
  • Avant l’embarquement, demandez à aller nettoyer les sièges que vous occuperez (les lingettes de type Lysol font l’affaire). La compagnie Wet Ones offre des pastilles sèches : il s’agit de lingettes savoneuses compactes à réhydrater.
  • Pendant le vol : trainez vos lingettes ! Vous pouvez aussi apporter des gants de latex, de coton ou de nitrile : ils peuvent être utiles pour les déplacements dans l’avion si vous craignez un contact avec un environnement « non nettoyé ».
  • Certains ont suggéré de mettre un drap contour sur le siège pour éviter le contact direct avec celui-ci. Il existe des napperons spécialement conçus pour les tablettes d’avions : toujours utiles, allergie ou pas !
  • Portez des manches longues (ce qui n’est pas si évident a priori lorsqu’on s’en va au soleil; on a plutôt envie de raccourcir les vêtements) pour éviter les réactions cutanées !

Enfin, vous êtes rendus !

Voici quelques trucs rapides pour vous aider à profiter au maximum de votre voyage, une fois rendus à destination.

Quelques produits utiles si vous cuisinez vos propres repas ou que vous voulez transporter de la nourriture durant vos excursions :

  • pochettes individuelles pour grille-pain
  • boîte rigides qui s’imbriquent pour transporter vos repas et collations (Monbento)
  • l’incontournable sac Zipploc est particulièrement utile pour : apporter la collation à la plage, rapporter un morceau du resto quand c’est possible, transporter un lunch dans l’avion, à la piscine, etc. Bref, il vous permet de parer aux imprévus !
  • légumes congelés au lieu d’un « ice pack » : plus facile de passer la sécurité dans les aéroports sans soucis !

Finalement, quelques suggestions d’aliments faciles à transporter et à préparer en vacances : gruau en sachet, riz pré-cuit, mini-boîtes de céréales, compotes de fruits, biscuits de type « Pattes D’ours », barres tendres (Enjoy Life, Libre Natural), préparation crémeuse de soya Belsoy, pain congelé, levure en sachet, etc…

Ce que nous retenons encore une fois de cette rencontre, c’est que, en groupe, on trouve plusieurs solutions. Tout devient alors possible et beaucoup de nos appréhensions trouvent réponse. Par ailleurs, avant la rencontre, nous avons reçu des témoignages de gens qui ne pouvaient être présents à la rencontre, car ils seraient alors… en voyage ! C’est bien la preuve que, bien préparés, rien ne peut nous arrêter !

Et pour les inconditionnels de la Grosse Pomme, voici un article: « Nut Free in NYC« .

Quand est-ce qu’on part, donc ?

Annie et Loane

 

 

Barbatrucs – 19 janvier 2015

L’intégration des enfants en milieu de garde est parfois un défi en soi pour une foule de raisons. Lorsque l’on doit ajouter la problématique des allergies, ce n’est pas toujours évident ! À titre de directrice d’une garderie privée subventionnée et de cuisinière en milieu de garde, Marie-Josée Brochu et Nathalie Fontaine sont venues nous parler de leurs expériences quand il s’agit de gérer les allergies des enfants d’âge préscolaire au quotidien.

Voici les points à retenir pour les parents :

  • Si vous avez droit à la subvention pour enfant handicapé, dites-vous qu’il y a de fortes chances pour que votre milieu de garde ait droit lui aussi à un supplément, soit pour accueillir, soit pour accommoder votre enfant. Vous trouverez plus d’informations sur le site du Ministère de la Famille.
  • Il est primordial d’établir une bonne communication entre les parents et le milieu de garde. L’information doit évidemment être tenue à jour afin que l’équipe d’éducateurs et d’éducatrices soit en mesure d’intervenir adéquatement en cas de besoin.
  • Établissez un protocole clair ! Faites-vous aider par votre allergologue au besoin, mais soyez en mesure de décrire le plus précisément possible les symptômes et les traitements appropriés. N’oubliez pas que les personnes qui prennent soin de votre enfant n’ont peut-être jamais vu de réaction allergique de leur vie ! En voici un exemple pour l’école que vous pouvez aussi utiliser en milieu de garde.
  • Faites pratiquer les éducatrices régulièrement en ayant un auto-injecteur de démonstration (Allerject ou EpiPen ): cela peut permettre à l’équipe d’avoir une meilleure maîtrise de la situation en cas de réaction grave.

Et les points à retenir pour le personnel en milieu de garde :

  • Informez les parents d’enfants allergiques de toutes les activités pouvant comporter un risque : fêtes spéciales, bricolage, activités de cuisine, etc. Les parents doivent idéalement être proactifs, mais ils ne peuvent pas non plus toujours avoir l’agenda des activités de la garderie en tête.
  • Invitez les parents à participer aux activités si cela est possible. S’impliquer au sein du comité de parents peut aussi être un bon endroit pour amorcer la discussion et pour contribuer à veiller aux intérêts de nos petits allergiques.

Finalement, en cuisine, voici quelques bonnes pistes :

  • Règle d’or : désinfecter, désinfecter, désinfecter !
  • Dédiez des planches à découper à un usage unique : fruits, viandes, poissons, légumes… Vous pourriez aussi utiliser une planche d’une couleur facilement reconnaissable pour le même enfant allergique seulement par exemple.
  • N’hésitez jamais à poser des questions aux parents; c’est une bonne façon d’obtenir leur collaboration et d’éviter des malentendus.

Pour conclure, ce qui est surtout ressorti de cette deuxième rencontre est qu’il n’est pas toujours facile pour les parents de confier la responsabilité de leurs enfants à quelqu’un d’autre – c’est doublement plus difficile lorsqu’il s’agit d’un enfant allergique. Et si cela est vrai pour les parents, ce l’est aussi pour les éducateurs. La gestion des allergies est une source de stress additionnelle qu’eux aussi doivent apprendre à apprivoiser. La clé du succès réside dans une bonne communication et le respect de la tolérance au risque de chacun. Prendre le temps d’établir une marche à suivre en cas d’urgence, de déterminer ce qu’il est souhaitable et possible de faire pour inclure un enfant allergique et de construire un lien de confiance vous permettra sans doute de passer à travers l’étape des premières semaines de fréquentation d’un service de garde plus facilement. Qu’il s’agisse de réagir vite lorsqu’une réaction allergique survient ou d’établir un modèle de communication efficace et adapté à vos besoin et à celui de votre milieu de garde, nous sommes confiantes qu’avec les quelques trucs énumérés plus haut, votre enfant pourra profiter des plaisirs de fréquenter d’autres enfants de son âge dans un milieu de garde qui veillera à sa sécurité aussi bien – ou presque – que vous, à la maison !

 

Barbatrucs – 8 décembre 2014

Voici un résumé des trucs et des astuces colligés lors de la rencontre du 8 décembre 2014, qui avait pour thème les préoccupations relatives au temps des Fêtes. Bien entendu, plusieurs suggestions peuvent être appliquées à d’autres situations similaires et tous les trucs ne sont pas exclusifs à Noël ! Certaines astuces nous ont été inspirées par un texte de Laurie Harada (directrice générale de Anaphylaxie Canada) publié, en anglais, dans le magazine Allergic Living, alors que d’autres sont la gracieuseté des participantes. Vous comprendrez que ces trucs ne sont pas applicables à tous et qu’il faut les adapter à sa réalité, selon le degré de réactivité de nos enfants et notre propre tolérance au risque. Il ne s’agit pas de recommandations formelles, mais bien d’inspiration ! En cas de doute sur la ligne de conduite la plus appropriée à votre situation particulière, nous vous conseillons d’en discuter avec votre professionnel de la santé.

  • Une première chose à faire est de se poser honnêtement la question : « Est-ce que je suis à l’aise de faire telle ou telle sortie avec mon enfant ? ». En se questionnant ainsi, on apprend à mieux déterminer les situations qui représentent un trop grand risque pour nous. Par exemple, on pourrait conclure que les soupers chez la belle-famille n’engendre pas un degré de stress excessif et qu’ils demeurent agréables pour tous, mais que les soupers entre amis de type « pot luck » seront des activités auxquelles nous choisissons de ne pas participer pour le moment.
  • Selon nous, le conseil qui suit s’applique à toutes les situations : en tant que parent, il faut, avant d’affronter le monde, discuter avec notre partenaire de la situation et se mettre d’accord sur la marche à suivre. D’abord, parce que c’est important de faire front commun devant les autres (amis, familles, collègues, etc.), mais aussi pour être cohérent devant notre enfant allergique. Une fois d’accord sur une ligne de conduite (Qui peut nourrir notre enfant ? Fournissons-nous son lunch ? Est-ce qu’on laisse les enfants manger à la même table s’il y a des allergènes dans leur repas ? etc.), il sera beaucoup plus facile de s’affirmer dans notre entourage quant aux mesures qui doivent être prises et qui sont importantes pour nous afin de nous assurer que notre enfant sera en sécurité à l’extérieur de la maison. Ce conseil semble simple, mais il n’en est rien ! Les allergies, surtout lorsqu’elles mettent en cause nos enfants, nous font parfois vivre un processus bien particulier qui ressemble à celui du deuil. Ce processus ne se produit pas pour les deux parents en même temps nécessairement, il ne se vit pas toujours de la même façon. De même, à cause de nos différences de tempérament et de personnalité, il se peut que nous n’ayons pas du tout la même tolérance au risque, par exemple. Il est important de respecter les limites et les craintes de chacun. Et comme pour bien d’autres situations imprévues qui surviennent lorsqu’on est parent, c’est souvent en peu de temps qu’une décision doit être prise et, évidement, on n’a pas toujours pensé à tout ! Nous préparons un protocole en cas d’urgence pour la garderie, pourquoi ne pas en faire un avec notre partenaire ? Faites preuve d’ouverture et de patience au moment d’en discuter, car vous aurez peut-être des surprises quant au point de vue de l’autre, que vous pensiez si bien connaître !
  • Parfois, lorsque les allergies sont récentes, nous pouvons avoir le réflexe de vouloir s’exclure de tout pour se sécuriser et éviter tous les risques. Sans faire abstraction des allergies – c’est impossible de toute façon – il faut savoir trouver un équilibre dans lequel parents et enfants sont à l’aise. Si l’âge de votre enfant le permet, demandez lui son point de vue ! Comment se sent-il pendant les sorties ? Vous serez peut-être étonnés d’entendre ses réponses.

Lorsque vous serez confiants d’avoir trouvé vos limites de tolérance, voici quelques trucs pour vous aider à peut-être mieux gérer les sorties avec votre enfant :

  • Ayez toujours tous ses médicaments à portée de la main (Benadryl, Ventolin, Flovent, Alvesco, épinéphrine, etc.). Oui, vous aurez peut-être l’impression de traîner la pharmacie au complet, mais en cas de réaction, vous serez vraiment rassuré d’avoir tout à votre disposition.
  • Si vous fournissez la nourriture de votre enfant durant un événement, apportez un lunch amusant pour lui. Une maman nous a raconté que, lors d’un mariage, elle avait fait participer son enfant à la confection de son lunch. Elle voulait qu’il puisse manger quelque chose qui lui ferait vraiment plaisir même s’il n’aurait pas le même repas que les autres enfants. Finalement, c’est avec pas mal d’envie que ses amis l’ont regardé savourer son sandwich… à la guimauve ! Parfois, il faut mettre de côté l’aspect nutritif au profit du côté festif !
  • Dans la même veine, essayez d’avoir toujours des collations attrayantes, que vous savez que votre enfant sera content de manger lorsque vous sortez. Ainsi, vous ne serez pas pris au dépourvu et n’aurez pas à gérer une crise de jalousie. Une collation amusante ne signifie pas une « cochonnerie » nécessairement ! Garder prêt un petit sac à dos contenant quelques aliments non-périssables qui conviennent à votre enfant peut également contribuer à ramener un semblant de spontanéité lorsque vous partez de la maison. Vous n’avez qu’à le regarnir de temps en temps.
  • Communiquez avec l’hôte avant l’événement peut lui permettre de faire certaines adaptations susceptibles de vous (et de le) rassurer : que ce soit de faire un ménage en profondeur pour enlever les poils d’animaux, de nettoyer les surfaces des espaces communs, de modifier le menu, ou simplement de rappeler aux autres convives la présence des allergies dans votre vie, n’attendez pas d’être rendu sur place pour parler à l’hôte ! Il ne faut pas s’attendre à ce que les gens aient toujours en tête les mêmes préoccupations que vous relativement aux allergies. Il est normal de devoir leur rappeler quelques précautions nécessaires, même si cela peut parfois devenir répétitif.
  • Proposez votre aide : c’est une bonne façon de partager les tâches et, aussi, de vous rassurer. En plus, ce faisant, vous envoyez le message à votre hôte que vous êtes conscient du temps et des efforts qu’il déploie pour vous. Vous contribuez, en l’aidant, à lui expliquer pourquoi ces efforts sont nécessaires et rendent l’événement plus sécuritaire et plus agréable pour votre famille.
  • Si vous allez régulièrement chez certaines personnes (votre belle-famille par exemple), pourquoi ne pas leur préparer une boîte contenant les principaux éléments que vous utiliser pour cuisiner et qui ont une longue durée de conservation qui vous pourrez laisser chez elles ? Pensez à de la farine, du sucre, des épices, mais aussi à des ustensiles et des couverts qui ne serviront qu’à vous. Vous serez ainsi assuré de ce que contient le repas, car vous aurez fourni une partie des aliments sécuritaires.
  • Apprenez (vous autant que vos enfants) à dire NON ! C’est la base direz-vous, mais parfois, ce n’est pas si simple. On ne veut pas décevoir belle-maman, qui a mis tant d’effort à cuisiner (mais dont vous doutez des ingrédients utilisés), on a l’impression de priver notre enfant du bon gâteau au chocolat que tout le monde mange, malgré qu’on ne soit pas à l’aise avec le « peut contenir » inscrit sur la boîte, on ne veut pas avoir l’air complètement hystérique durant un événement en demandant à tous de s’abstenir de nourrir notre enfant… Avons-nous besoin d’en dire plus ?
  • Être solidaire : pourquoi ne pas apporter un lunch pour vous ET votre enfant ? Il se sentira moins seul et verra que ce n’est pas si grave, après tout, de manger différemment des autres. En plus, ça peut devenir un prétexte pour avoir un moment privilégié avec un de vos enfants.
  • Au moment d’un événement, pour vos tout-petits surtout, pensez à les munir d’un accessoire qui les rendra facile à repérer et qui contribuera à rappeler à tous que vos enfants souffrent d’allergies. Vous pouvez personnaliser un chandail, lui acheter des tatous, lui faire une casquette, etc.
  • Enseignez à votre enfant à reconnaître ses allergènes, particulièrement s’il mangera un repas qui n’a pas été préparé par vous. Souvent, on garde nos enfants allergiques le plus loin possible de leurs allergènes, à un point tel qu’ils ne savent parfois même pas à quoi ils ressemblent ! Évidemment, on ne peut jamais se fier à un enfant pour éviter ses allergènes tout seul en bas âge, mais il sera rassurant pour vous de savoir qu’il est en mesure de reconnaître une arachide ou un pot de moutarde si vous avez le dos tourné.
  • Finalement, ne jamais présumer que les autres savent ce que vous savez relativement aux allergies ! Nous apprenons souvent encore à mieux gérer les allergies de nos enfants plusieurs années, même, après leur diagnostic initial. Il ne faut jamais présumer que nous pouvons, en quelques minutes, couvrir le sujet et faire confiance à 100 % à quelqu’un qui ne vit pas avec des allergies. La contamination croisée, la lecture d’étiquettes, les appels à des fournisseurs, et tous nos meilleurs trucs pour dormir la tête tranquille et manger avec confiance se sont acquis au fil du temps. Il est important de ne pas avoir d’attentes démesurées envers les autres.

Nous espérons que ces quelques trucs vous auront donné des idées et vous aideront à mieux planifier vos sorties durant les prochaines semaines. Si vous décidez de visiter famille et amis, cette année, n’oubliez pas d’avoir du plaisir ! Et si vous pensez que votre stress et que la gestion des allergies vous empêcheront d’avoir du bon temps, vous pouvez toujours recevoir vos invités dans le confort – et la sécurité – de votre maison. Plusieurs mamans présentes à la rencontre du 8 décembre ont d’ailleurs choisi cette option. Il est même possible que certains de vos convives, au lieu de contribuer en apportant de la nourriture, vous offre une compensation financière ou vous suggère de vous fournir des boissons alcoolisées. Peu importe la formule que vous adopterez, l’important est que chacun y trouve son compte et que nos enfants allergiques passent le plus beau des Noël, sans réaction allergique !