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Barbatrucs – 24 mai 2017 – Les allergies saisonnières

Benadryl, Aerius, corticoïdes et «pitch, pitch» dans le nez, ça vous dit quelque chose ? La réponse est oui ? C’est que vous êtes fort probablement touchés par les allergies saisonnières. Sinon, voici tout ce que vous devez savoir pour vous aider à sauver votre santé mentale d’ici les premiers gels !

Pourquoi les premiers gels ? Tout simplement parce qu’il s’agit officiellement de la fin de cette période dite des «allergies saisonnières». Les pollens responsables de ces vilaines réactions deviennent alors inactifs et les symptômes s’atténuent généralement rapidement.

Mais avant d’en arriver là – car c’est un peu déprimant de parler de premiers gels alors que l’été n’est même pas encore installé -, voici d’abord les deux types de manifestations les plus courantes en la matière. Il s’agit d’un très bref aperçu, étant donné que nous souhaitons aborder davantage les solutions. Si vous souhaitez obtenir de l’information complète sur le sujet, nous vous invitons à consulter les ressources mentionnées à la fin de cet article.

Les rhinites allergiques :

Généralement causées par les pollens (arbres et graminés), ces réactions mettent en cause les anticorps (IgE), qui sont sollicités et créent alors la réaction allergique. Parmi les manifestations les plus courantes: yeux qui piquent, parois nasales enflées, nez qui pique et qui coule. Comme un gros rhume permanent, quoi ! Les traitements préconisés sont généralement la prise d’antihistaminique (c’est ici que nous vous invitons à consulter votre médecin traitant !).

Est-ce que la prise de médicament suffit ? Pas toujours aussi efficacement qu’on le voudrait, surtout si certaines habitudes ne sont pas modifiées. En effet, certaines mesures simples peuvent être prises afin de limiter les réactions.

  •  Vous êtes du type corde à linge ? Sachez que les pollens se collent sur tout ce que vous y étendez, ce qui aura pour résultat de maintenir la personne en contact en permanence avec son allergène. C’est valable pour la literie. Toutefois, vous pouvez limiter l’utilisation de la sécheuse aux vêtements de la personne allergique.
  • Malheureusement, les fenêtres grandes ouvertes sont également à proscrire, à tout le moins pendant les pire périodes de pollens. Vous pouvez consulter les indices de pollens sur le site de Météomédia pour vous donner un aperçu.
  • Sans avoir besoin de se laver en profondeur, une simple douche rapide au moment de rentrer (au retour de l’école, par exemple) aide à éliminer les pollens qui ont pu s’accrocher aux cheveux et aux vêtements pendant la journée.
  • La piscine peut nuire à une peau déjà irritée; il est préférable de limiter la baignade ou, si possible, de choisir un plan d’eau naturel pour les baignades.
  • Laissez la corvée de la tonte de gazon à quelqu’un d’autre (enfin un point avantageux!).
  • Finalement, demeurez attentifs lorsque vous consommez des fruits à noyaux, car vous êtes peut-être touchés par la deuxième affection courante pendant cette période :

Le syndrome d’allergie orale :

Chez certaines personnes allergiques aux pollens, la consommation de fruits pendant la période des pollens entraîne des symptômes particulièrement désagréables (et inquiétants lorsqu’on ne sait pas ce qui ce passe !). Certains fruits contiennent des protéines similaires à celles des arbres et, de ce fait, quand la personne allergique en consomme, son corps croit qu’elle est en train de manger du pollen et réagit. Les réactions sont souvent localisées dans la bouche, car les muqueuses y sont très sensibles. Les lèvres peuvent devenir enflées ou boursouflées, la langue et la gorge peuvent piquer. Maintenant, la protéine, dans ce cas, sera généralement détruite lorsqu’elle arrive dans l’estomac et c’est pourquoi la personne n’aura pas de réaction allergique grave de type anaphylactique.

De plus, il existe une solution : cuire les fruits en question est généralement suffisant pour dénaturer la protéine et, ainsi, le corps ne la reconnaît plus et ne réagit pas! Donc, amateurs de tartes et de confitures, c’est une bonne nouvelle pour vous !

Vous trouverez une foule d’information sur le sujet. Voici quelques ressources pour vous :

Ceci dit, nous vous rappelons que rien ne vaut une consultation avec un professionnel en la matière !

Barbatrucs 2 juin 2016 – Conférence Allô Allergo

Le 2 juin dernier, nous avons tenu une rencontre bien spéciale, en collaboration avec Allergie Alimentaire Canada. Nous avons eu le privilège d’accueillir Dr Assia Hassain, allergologue, qui nous a tout d’abord  présenté une conférence d’une quarantaine de minutes, suivi d’une période de questions à laquelle elle a généreusement et abondament répondue. Bien évidemment, il n’est pas aisé d’en faire un résumé car de nombreux aspects ont été abordés, mais nous allons quand même tenter d’en rapporter quelques-uns !

Tout d’abord, la présentation de Dr Hassain, judicieusement nommée « Allergie 101: tout ce que vous avez toujours voulu savoir et allez pouvoir oser demander! », a permis à l’assemblée de partir avec les mêmes notions.

Voici quelques-uns des points abordés:

  • La différence entre une allergie et une intolérance alimentaire
  • Comment diagnostiquer une allergie alimentaire?
  • Comment gérer une allergie alimentaire?
  • L’avenir dans le domaine des allergies

Une fois ces notions de bases établies, la rencontre s’est poursuivie avec la période de questions. Ce fut un moment extrêmement riche en informations bien sûr car la formule permettait une ouverture sur des questions très variées. En voici quelques-unes :

Q: « Qu’est-ce qu’on peut faire en attendant un premier rendez-vous chez l’allergologue?

R:  » Tenir un journal alimentaire est une bonne stratégie pour y voir plus clair et s’appuyer sur les aliments qui sont identifiés comme étant « sécuritaires ». Cela permet de se sécuriser en attendant une confirmation d’un spécialiste et de rester axer sur le positif (ce qu’on peut manger, versus les interdits ou les restrictions). Il faut éviter les extrêmes, c’est à dire de tout couper par « prévention »: si un aliment a toujours été correct et qu’aucune réaction ne s’est manfiestée en lien avec celui-ci directement, il ne sert à rien de l’éliminer pour le réintégrer.  »

Q: « Pourquoi les écoles ont des protocoles différents concernant la gestion des allergies? »

R:  » Il ne faut pas oublier que l’école est un milieu « non spécialisé » en matière d’allergies. Qui plus est, il ne serait peut-être pas avantageux pour toutes les écoles d’être standardisées puisque justement, chacune d’elle conserve une flexibilité à cet égard. La clé demeure dans la sensibilisation, l’information et surtout, la collaboration entre l’équipe école et les parents.  »

Q: « Est que les extraits utilisés pour faire les tests cutanés sont standardisés? »

R:  » Oui. Chaque allergologue dispose des mêmes échantillons pour effectuer les tests cutanés.  »

Q:  » Comment faire pour gérer son allergie comme adulte lorsque l’on devient parent (c’est à dire, ne pas priver son enfant, tout en étant protégé)?

R:  » C’est vrai qu’il s’agit d’un défi différent, puisqu’un enfant en bas âge n’est pas toujours en mesure de comprendre pourquoi il ne peut pas donner de bisoux à papa ou pmaman après avoir mangé tel ou tel aliment. Une des stratégies est peut-être de lui permettre de consommer les aliments « dangeureux » seulement lorsqu’il est avec l’autre parent, ou lorsqu’il est en visite chez grand-maman par exemple. En grandissant, l’enfant sera évidement sensibilisé avec la condition de son parent allergique.  »

Nous savons bien que ceci ne constitue que quelques-uns des éléments abordés lors de cette rencontre spéciale. Nous serions ravies de répéter l’expérience annuellement, alors n’hésitez pas à nous faire part de votre intérêt !

En terminant, un énorme merci à Dr Hassain pour sa générosité, son temps et l’excellencente présentation. Nous sommes persuadées que les nombreuses personnes présentes ont appréciées cette soirée autant que nous.

Barbatrucs 25 mars 2016 – Le défi des Zallergies

À l’occasion de la dernière rencontre, tenue le 25 mars dernier, nous en avons profité pour revenir aux bases. Parce que parfois la prochaine visite chez notre médecin spécialiste est loin et qu’il est possible de répondre à certaines interrogations, nous avons abordé quelques aspects simples, mais essentiels pour mieux gérer des allergies.

Sans revoir le contenu de la présentation en entier, voici quelques éléments clés :

Avant le diagnostic, plusieurs se demandent s’il s’agit d’une intolérance ou d’une allergie* :

  • Dans le cas d’une allergie, c’est le système immunitaire (plus précisément les IgE médiés) qui réagit et c’est la présence d’une protéine qui provoque la réaction. Une intolérance, quant à elle, est plutôt une réponse du métabolisme, dont la réaction est plus souvent différée dans le temps et, surtout, ne cause pas de réaction de type anaphylactique.
  • Cinq systèmes du corps peuvent être touchés à l’occasion d’une réaction allergique : cutané, respiratoire, gastro-intestinal, cardiovasculaire et neurologique.
  • Si vous avez reçu un diagnostic d’allergie, la première chose à faire est de vous procurer un (ou plusieurs) auto-injecteur d’épinéphrine (EpiPen).

Un des gros défis consiste à devoir impérativement faire des changements, parfois draconiens, dans notre alimentation au quotidien, et ce, dès le diagnostic. Ces nombreuses modifications vous sont imposées puisqu’elles sont garantes de votre propre santé ou celle de vos enfants. Vous devez donc assimiler l’importance de faire ces changements rapidement, et souvent plus vite que votre entourage. Le deuxième défi important est donc celui de devoir constamment sensibiliser et informer votre entourage de cette nouvelle condition et des changements que vous désirez qu’ils fassent pour vous aider.

Les allergies sont bien souvent une condition que vous ne maîtrisez pas toujours parfaitement vous-même puisque vous êtes en constante adaptation. Ce qui vous paraît une évidence ne l’est pourtant pas pour tout le monde, et cette remise en question perpétuelle est un combat quasi quotidien. Les risques sont éventuellement partout : la garderie, l’école, le milieu de travail, les recettes de la belle-mère, les doigts de la fratrie, alouette !

Parmi les connaissances que vous devez acquérir rapidement en matière d’allergies, le déchiffrage d’étiquettes deviendra pour vous une seconde nature. Quelques rappels utiles :

Au Canada, la loi oblige les commerçants à inscrire dans la liste d’ingrédients 10 allergènes dits prioritaires s’ils entrent dans la composition d’un aliment. Toutefois, ce n’est pas le cas s’il s’agit d’un risque de contamination croisée uniquement (la fameuse mention « peut contenir ») : la déclaration du risque n’est pas obligatoire et demeure à la discrétion du fabricant. Lisez toute l’information sur le sujet dans les Barbatrucs sur l’étiquetage.

Allergènes prioritaires

Finalement, un des derniers aspects abordés fut celui des limites ou de la célèbre « zone de confort ». Votre gestion des allergies évoluera dans le temps, tout comme l’allergie elle-même le fera probablement : peut-être qu’un seuil de tolérance s’installera, peut-être même que l’allergie disparaîtra, vos connaissances sur le sujet s’accumuleront, etc. Peu importe qu’elle disparaisse (ce qu’on souhaite par-dessus tout !) ou pas, votre façon de percevoir la situation, elle, changera forcément. Vous aurez pris confiance en vous, en votre capacité de gérer les différentes situations auxquelles vous devrez faire face (car il s’en ajoute toujours de nouvelles !) et, surtout, vous aurez appris à vous affirmer dans vos besoins. S’affirmer ne signifie pas s’imposer. L’affirmation sous-entend la collaboration, la compréhension, l’empathie et la souplesse et c’est parfois la chose la plus difficile à comprendre et à faire comprendre au sujet des allergies ! Quoi qu’il en soit, la clé demeure bien souvent la communication de vos besoins et de vos attentes dans le respect de ceux des autres. Un beau défi, quoi !

*Vous comprendrez que nous ne sommes pas spécialistes et que le contenu de notre présentation ne constitue en aucun cas un outil de diagnostic. Dans le doute, consultez votre médecin !

Barbatrucs – 22 janvier 2016 – Parler des allergies

Parler des allergies, c’est aborder le sujet délicat de la différence. À quel moment convient-il d’en parler avec notre petit allergique? Quels sont les bons mots à utiliser afin qu’il comprenne bien les enjeux de sécurité, sans toutefois susciter une peur démesurée chez notre enfant? D’après nos observations, la plupart des parents qui vont chercher de l’information ou du soutien ont des enfants en bas âge, ce qui nous a amenées à nous questionner sur la fameuse période critique de l’adolescence: comment faire, en tant que parents d’enfant allergique, pour apprendre à faire confiance à notre progéniture en pleine crise d’identité, en recherche éperdue de liberté, tellement convaincue de son invincibilité?… Est-ce que, au final, c’est comme pour tout le reste? On évolue en même temps que notre enfant et, une fois ado, on gère (lire: on relativise) nos angoisses de parents? On a eu envie d’aborder la question lors de notre dernière rencontre. Voici ce qui en est ressortit:

Pistes pour les plus petits:

  • D’abord, pour vous soutenir dans vos discussions avec votre enfant, vous pouvez vous inspirer ou vous faire accompagner de livres qui abordent le sujet et qui sont spécialement pensés pour les petits. Voici quelques titres: Laisse-moi t’expliquer… les allergies alimentaires!, Pas de noix pour Sara et Aïe, ça pique!
  • Les discussions sérieuses avec les petits ne portent pas toujours leurs fruits. Avez-vous pensé à l’apprentissage par le jeu? Par ailleurs, plusieurs ont remarqué que leur enfant incluent d’emblée les allergies dans leure jeux de rôles (nounours est souvent victime d’une crise d’allergie qui nécessite de donner «l’Épipine»!)
  • Répondez à leurs questions, mais ne surestimez-pas leur portée. Par exemple: un enfant qui demande s’il peut aller à l’hôpital s’il fait une réaction allergique ne pense probablement ni à l’Epipen, ni au trajet en ambulance, ni à la possibilité de mourir des suites d’une réaction allergique.

Pour les ados, c’est plus du cas par cas, mais en général:

  • Expliquez-leur les risques, concrètement, à l’aide d’exemple.
  • Sachez vous remettre dans votre peau d’ado pour comprendre ce qui dérange votre enfant. Est-ce que c’est la différence qui l’agace?
  • Soyez vigilants: l’intimidation fondée sur les allergies alimentaires est un problème de plus en plus répandu.
  • Impliquez-vous, mais laissez-leur gagner en liberté. Ils doivent apprendre à faire des choix!

Finalement, si on ne retient qu’une chose, c’est que la confiance est la clé. L’attitude que vous adoptez envers les allergies a inévitablement des répercussions sur le regard que portera votre enfants sur celles-ci. Voir confiance en vos moyens – sans sous-estimer les risques – est précieux, car c’est ce qui permettra à votre enfant d’acquérir au fil du temps l’autonomie nécessaire pour faire les bons choix… et pour vous rassurer quant sa capacité à faire gérer ses propres allergies.

 

 

 

Barbatrucs – 7 décembre 2015 – Qu’est-ce qu’on mange alors ?

Le 7 décembre dernier avait lieu une rencontre bien spéciale puisqu’elle soulignait la première année d’existence du groupe de soutien et d’information Allergies Sans Soucis. 20151207_194115Pour fêter ce premier anniversaire, nous avons décidé de nous gâter en faisant appel à la Pâtisserie Foubrak. Amélie, la gentille propriétaire, est venue nous livrer elle-même les délicieuses sucreries sans le top 10 (et sans légumineuses, ça vaut une mention !) que nous avions choisies en salivant déjà juste à voir les photos sur son site. Elle a pris quelques minutes pour nous parler de son entreprise et nous expliquer ses procédures de décontamination. C’est confirmé, en plus de passer le test de la sécurité, ses gâteaux sont aussi délicieux qu’ils en ont l’air !

Pour aborder le thème de cette soirée – la nutrition et la préparation de repas nutritifs et diversifiés -, nous avons fait appel à une spécialiste de la question: Stéphanie Pernice. Nutritionniste pédiatrique de profession, elle est également allergique à une dizaine d’aliments. La fille parfaite pour nous parler de bouffe et de substitution, quoi !

En quelques points, voici ce qu’on doit retenir de la présentation de Stéphanie :

  • Dans les cas d’allergies multiples, il faut s’assurer d’offrir en assez grande quantité : calcium, vitamine D, fer et zinc.
    • Calcium : boissons végétales enrichies, yogourt de soya ou de coco, saumon en conserve, haricots rouges, chou vert
    • Vitamine D : boissons végétales enrichies, margarine, poissons gras (saumon, thon, doré, etc.), sardines, plie, sole, champignons shiitake séchés
    • Fer : céréales de bébé, boeuf, agneau, viande sauvage, volaille, abats, lentilles
    • Zinc : boeuf, poulet, haricots, grains entiers
  • Variez les protéines lorsque vous n’en pouvez plus du poulet et de la viande hachée : pensez aux porc, agneau, viandes sauvages, lapin, volaille (dinde, canard), poissons ou encore aux légumineuses ou au soya.
    • Quelques pistes : filet de porc aux betteraves et à l’érable, champvallon, pâté parmentier, rouleaux de printemps, etc.
  • Pour varier les collations, sortez des sentiers battus et laissez les sacs de mini carottes sécher à l’épicerie cette semaine. Quelques solutions de rechange :
    • Barres tendres maison à base de riz soufflé et d’avoine
    • Smoothies (fruits + boisson végétale permise ou lait + sirop d’érable)
    • Pois chiches rôtis (BBQ, sel et vinaigre, ou en version sucrée)
    • Yogourt permis + céréales au choix
    • Galettes de riz et tartinade de tournesol
    • Salsa maison et tortillas grillées
  • Tannés du chou-fleur bouilli et du maïs congelé? Voici quelques idées pour redécouvrir des légumes négligés :
    • Pommes de terre rôties, en salades, en purée, sautées
    • Courges dans des potages, des gâteaux, farcies, dans du chili
    • Légumes racines rôtis
    • Purée de céleri rave et de poires
  • Donnez du goût! L’ail et le citron ne vous tentent plus? Voici quelques options :
    • Marinades sucrées
    • Pesto maison sans noix: remplacez le basilic par de la coriandre ou ajoutez des graines de chanvre au lieu des pignons, c’est à s’y méprendre!
    • Remplacez la sauce soya (mélasse + eau + sel ou vinaigre balsamique + sel + bouillon de boeuf)
    • Sauce aux champignons
    • Sauce aigre-douce (vinaigre de riz + sirop d’érable + gingembre)
    • Remplacez la mayonnaise avec une mayonnaise de tofu soyeux
    • Sauce béchamel avec du lait permis
    • Redécouvrez la noix de coco et son lait dans des caris, les crèmes de légumes, pour faire de la crème glacée, etc.
  • Réinventez vos desserts. Soyez inspirés :
    • Pouding au chocolat à base d’avocats
    • Sorbets maison
    • Croustades de petits fruits
    • Boules aux dattes et au riz soufflé
    • Caramel de dattes salé

Plusieurs recettes sont disponibles en ligne, gratuitement. Vive Google!

LaTableenBoisFinalement, nous avons accueilli Paul et Shelagh, propriétaires de La Table en Bois, un service alimentaire sans huit des allergènes prioritaires qui verra le jour à Montréal dès le printemps 2016. Soucieux de répondre le mieux possible à leur clientèle cible, ils sont venus assister à la rencontre, puis nous ont présenté leur projet tout en recueillant les idées des participantes. Une discussion bien intéressante et beaucoup de délicieux petits plats à découvrir très bientôt sur le Plateau, à Montréal. Mioum !

Grosse soirée, donc, pour notre premier anniversaire! Merci d’avoir contribué, en 2015, au succès d’Allergies Sans Soucis. On se donne encore plus de défis pour 2016. À bientôt!

 

Barbatrucs – 13 novembre 2015 – Le diagnostic… et après?

Le verdict est tombé: vous ou, plus souvent, votre enfant, venez d’apprendre de la bouche d’un médecin que vous souffrez d’une ou de plusieurs allergies. Une part de vous est soulagée parce que, d’une certaine façon, on vient enfin de mettre le doigt sur le bobo. Enfin, on peut s’expliquer tous ces symptômes qui devaient bien avoir une cause! On le soupçonnait peut-être, on l’envisageait certainement, mais de se le faire confirmer, sans doute possible, c’est une autre paire de manches. Bien souvent, les questions se bousculent… alors qu’on vient à peine de sortir du bureau du médecin! Elles vont s’accumuler au fil des jours qui passent, au fur et à mesure que vous serez placé devant plusieurs situations:

«Peut contenir, c’est bon ou pas?»

«Il me semble que le médecin m’a dit qu’il pourrait peut-être tolérer du lait cuit…mais quand? Pis, du lait cuit, c’est quoi, ça?»

«Pourquoi faire des tests sanguins si les tests cutanés sont positifs? Ou l’inverse?»

«Est-ce que je devrai fournir les collations à la garderie? Les repas de mon enfant? Chez la famille aussi?»

«Si on voyage, on peut apporter un auto-injecteur dans l’avion? Des lunchs aussi?»

Etc., etc., ETC.

La liste de questions s’allonge, sans pour autant que l’attente avant votre prochain rendez-vous vous paraisse moins longue. C’est généralement à cette étape qu’on se tourne vers notre clavier d’ordinateur et qu’on fait tourner le moteur de recherche avec pour mots clés «gérer une allergie au quotidien» … Soudain, vous êtes envahis par une foule d’informations, utiles, pas utiles, moins utiles, fausses, vraies, on ne cite pas les sources* … Finalement, votre ignorance momentanée du tout début vous manque presque. Comment faire le tri dans toute cette information et comment savoir ce qui s’applique à votre situation?

Au moment du diagnostic, on ne le sait pas encore, mais on ne sait pas. C’est le recul qui nous permet de faire ce constat. Parfois, la chance a fait en sorte que vous êtes tombés sur un médecin particulièrement sympa qui a vraiment pris le temps de vous expliquer la situation. Cependant, les informations sont généralement d’ordre clinique et se concentrent peu sur le quotidien et tous les changements que vous devrez apporter dans votre vie pour assurer la sécurité de la personne allergique et gérer votre stress. Ces changements, ils sont concrets et, surtout, probablement permanents. C’est cette permanence qui rend parfois les allergies difficiles à digérer. Il ne s’agit pas de faire un régime d’après Noël parce qu’on a un peu abusé de la tourtière de matante Ginette, ou de suivre la tendance vegan parce que «me semble que ça me purifierait le foie!»

Au moment du diagnostic, tout doit changer vite, même si une amorce de changement c’était peut-être pointé le nez. Parce que la vie de notre enfant est en jeu, parce que le quotidien est donc bien devenu stressant tout d’un coup… Parce que, dans le doute, mieux vaut s’abstenir qu’on dit. Avec les allergies vient le doute, inévitablement.

Comme un pendule, le quotidien avec des allergies balance constamment, et garder l’équilibre devient parfois un défi énorme. On fait des pirouettes incroyables pour réinventer les repas tous les jours et préserver au mieux ces moments de partage autour de la table dans ce qu’ils ont de plus agréable. On découvre des forces qu’on ne soupçonnait peut-être pas chez l’autre (l’autre… l’autre parent, l’enfant allergique, votre mère, beau-père, voisin, ami, etc.) et votre équipe au quotidien n’en devient que meilleure. Les allergies nous apprennent avec le temps à nous affirmer dans nos demandes envers les autres, toujours dans le même but: assurer la sécurité de notre enfant. Puis, après un certain temps, le recul arrive. Il arrive quand on sait qu’on ne savait rien.

* Notre site contient beaucoup de pistes de réflexion, d’idées de produits «safe» et de trucs pour gérer diverses situations. Les rencontres sont un endroit privilégié pour échanger avec d’autres familles qui doivent gérer des allergies (souvent multiples) au quotidien.  La page Références peut vous mener vers beaucoup d’autres ressources fiables également.

 

 

Barbatrucs – 17 août 2015 – L’école

C’est sans grande surprise que la rencontre du mois d’août a traité de l’intégration des petits (et moins petits) allergiques en milieu scolaire. Bien que la rentrée en maternelle soit un évènement particulièrement stressant pour bien des parents d’enfants allergiques, chaque nouvelle année amène son lot d’inquiétudes. Cependant, il existe plusieurs stratégies pour mieux y faire face.

S’il n’y a que deux choses essentielles à retenir pour faciliter l’intégration des enfants allergiques en milieu scolaire, et ce, peu importe la grosseur de l’école, il s’agit de celles-ci:

1- La préparation

Naturellement, nous avons le réflexe de préparer notre enfant à faire son entrée «parmi les grands», que notre rejeton ait des allergies ou pas. Il semblerait cependant que la préparation soit, encore dans cette situation, un élément clé lorsqu’il s’agit d’allergies. Dès que c’est possible, faites-le participer à cette préparation !

Si votre enfant n’a pas l’habitude de porter son auto-injecteur sur lui, mais que vous prévoyez qu’il le fasse à l’école, les mois précédant sa grande rentrée peuvent être l’occasion parfaite pour lui demander ce qu’il en pense et avoir une discussion sur le sujet, en plus de l’exercer à porter son épinéphrine à sa taille et à ne pas l’oublier. Vous aurez une idée de son degré de confort et peut-être aussi que votre enfant vous fera part de craintes que vous ignoriez relativement à ses allergies lorsqu’il deviendra lui-même «responsable» de sa sécurité.

S’il ne veut pas le porter sur lui – ou que cette option n’est pas possible pour une autre raison -, assurez-vous qu’il sache à quel endroit son auto-injecteur sera rangé à l’école : dans son sac à dos ? Dans le bureau de son professeur ?

Vous pouvez également faire des jeux de rôles pour placer votre enfant dans différentes situations : dans l’autobus, dans la cours d’école, pendant les sorties scolaires, etc. Cet excercise peut sembler simple, mais il a l’avantage de vous faire réfléchir ensemble et, peut-être, de vous fournir des pistes quant à ce qui sera à surveiller davantage au cours de l’année. Il vous permettra aussi de vous projeter vers l’étape suivante : préparer le milieu scolaire à accueillir votre enfant.

Pour s’assurer de la sécurité de nos enfants allergiques à l’école, certains parents s’y prennent plusieurs mois avant la rentrée, d’autres quelques semaines, voir quelques jours avant mais, chose certaine, une rencontre avec le personnel scolaire est essentielle AVANT le premier jour de classe. Le premier effet positif de cette démarche est de calmer vos angoisses. N’hésitez pas à demander la partcipation des acteurs clés de l’école à cette rencontre : la direction, l’infirmière scolaire, les responsables du service de garde, le titulaire de la classe de votre enfant, etc. Soyez préparé à cette rencontre et n’hésitez pas à vous faire un ordre du jour ou une liste afin de couvrir l’ensemble des sujets qui vous préoccupent. Posez des questions :

  • Quelle expérience l’école a relativement à la gestions des allergies alimentaires ?
  • Quel est le protocole concernant les allergies ?
  • À quelle fréquence le personnel reçoit-il une formation de premiers soins ?
  • Quelle est la politique quant aux repas et aux collations ?
  • Les anniversaires sont-ils soulignés en classe ?
  • Comment s’assurer que l’information soit bien transmise si le professeur se fait remplacer ?

2- La communication

Comme dans bien d’autres situations, ne perdez pas de vue que la plupart des gens sont méconnaissants au sujet des allergies. Un piège fréquent est de croire que le milieu scolaire est bien renseigné. Certes, c’est un lieu susceptible d’y être sensibilisé, mais il demeure qu’il ne faut pas tenir pour acquis : 1) qu’il y a des mesures en place relativement aux allergies; et 2) que les mesures en place conviendront à la situation de votre enfant. La communication demeure donc la meilleure stratégie pour vous faire des alliés au sein de votre école. Vous êtes la meilleure personne pour expliquer comment se manifeste une réaction chez votre enfant et quoi faire dans un tel cas.

Quelques pistes pour établir une belle collaboration avec l’école, en rafale :

  • Tâchez de rester ouvert et réceptif aux questions qui pourraient survenir.
  • Soyez proactif lorsque vous savez qu’une fête ou un événement spécial est inscrit au calendrier.
  • N’hésitez pas à proposer vos propres outils si l’école n’en a pas (protocole d’urgence par exemple) ou de la documentation sur le sujet des allergies.
  • Il existe d’excellents livres qui explique les allergies aux tout-petits qui peuvent être utilisés en début d’année pour expliquer les allergies et leurs effets aux amis de votre enfant.
  • Des démonstrateurs d’épinéphrine offerts gratuitement par leur fabricants peuvent aussi permettre de répondre à bien des questions.

Pour conclure, le défi d’une gestion saine des allergies alimentaires à l’école réside beaucoup dans le dosage entre le «mère-poulisme» et la nécessité d’assurer la sécurité de votre enfant. Une première expérience positive à l’école donne bien souvent le ton pour les années suivantes. Prenez une situation à la fois et n’oubliez pas que vous avez fait tout ce qui était possible pour assurer la sécurité de votre enfant. À go, on respire!

 

 

Barbatrucs – 13 juillet 2015 – La famille

Apprendre à vivre avec des allergies est souvent quelque chose d’assez difficile à faire. Devoir sensibiliser notre entourage à cette nouvelle réalité, que ce soit dans la famille proche ou élargie, n’est parfois pas simple. Certaines réactions peuvent être négatives et certains comportements peuvent même se révéler carrément dangereux lorsqu’ils ne tiennent pas compte du sérieux des allergies. Comment faire pour que le message passe bien, tout en respectant nos limites? Puisqu’il s’agit d’un thème très subjectif, abordé à l’occasion de la rencontre Allergies Sans Soucis du 13 juillet dernier, nous avons extrait quelques pistes de réflexion sur le sujet.

D’abord, la gestion des allergies au quotidien exige forcément des changements dans nos habitudes familiales, ce qui a des répercussions sur tous les membres de la famille. Nos conseils? Avec l’autre parent, ayez une discussion de fond sur le sujet. Définissez clairement vos propres limites, ce qui vous dérange dans les changements apportés à vos habitudes et ce avec quoi vous êtes à l’aise. Si vous êtes la personne responsable de préparer les repas, tentez de répartir cette nouvelle responsabilité afin d’éviter le piège des reproches si jamais un accident se produit.

Comment expliquer la situation et les risques aux frères et aux sœurs d’un enfant allergique sans faire peur mais tout en étant clair? Doit-on insister sur les allergies ou, au contraire, en parler le moins possible aux enfants? Cela demeure un choix personnel mais, en ce qui nous concerne, nous croyons que d’en parler est la meilleure option, et ce, peu importe l’âge. Tout se dit avec les bons mots : les enfants n’ont bien souvent pas besoin de longues explications pour comprendre l’essentiel, allez-y simplement. En abordant le sujet ouvertement, vos enfants auront probablement le réflexe de verbaliser leurs craintes plutôt que de les garder secrètes.

Devons-nous éliminer complètement les allergènes de notre foyer ou pas? Il s’agit encore là d’une décision appartenant à votre cellule familiale. Voici toutefois quelques pistes pour vous aider à faire un choix :

  • En éliminant tous les allergènes, votre maison devient un lieu sécuritaire, certes, mais qui peut parfois vous faire perdre de vue qu’il y a des allergènes à peu près partout ailleurs. Certains parents se rendent compte que leur enfant n’a même pas idée de ce à quoi peuvent ressembler leurs allergènes, car il n’est jamais exposé à celui-ci, ce qui pourrait être dangereux. Souvent, également, en faisant le choix d’avoir une maison « sans », il faut être prêt à dire non aux invités qui arrivent avec de la nourriture chez vous. Pas toujours facile lorsque belle-maman vous a préparé sa fameuse lasagne…
  • Vous pouvez aussi choisir d’avoir un endroit sécuritaire (sous clé ou vraiment inaccessible aux enfants) dans votre maison où vous gardez quelques aliments « interdits ». Vous pouvez aussi choisir de ne consommer ces produits qu’en cachette, à minuit, dans le garage, la cuillère dans le pot de Nutella. Pourquoi pas? L’important encore une fois est d’être à l’aise avec notre choix, de le respecter et de le faire respecter par les autres. Certains membres de votre famille pourront trouver difficile de s’y conformer, c’est vrai. Rappelez-vous cependant qu’ils n’ont pas à vivre ces restrictions au quotidien comme vous devez le faire.
  • En tant que parents, nous avons toujours la crainte de ne pas être équitables envers nos enfants. Il est donc normal que cette préoccupation soit encore plus présente lorsque nous devons refuser régulièrement des aliments à l’un alors que l’autre peut en consommer sans problème. Deux choses. De un : lorsque la culpabilité vous sort par les yeux (lire : les mamans, lorsque vous êtes roulées en boule dans votre lit et pleurez toutes les larmes de votre corps… ça nous est arrivé aussi, et ça nous arrive encore occasionnellement), prenez un pas de recul et tentez de rationaliser la situation. Trouvez-vous un point de comparaison : « lorsque je permets à mon aîné de se coucher 30 minutes plus tard que mon tout petit, est-ce que je me sens coupable? ». Non, car votre cadet a besoin de davantage de sommeil et vous répondez donc à son besoin adéquatement en lui refusant de se coucher plus tard. Et de deux (et principalement) : pensez à tous les efforts quotidiens que vous faites. Que ce soit les heures de lecture d’étiquettes, les millions de substitutions dans les recettes, les visites chez les spécialistes, les recherches sur Internet pour dénicher LE produit, les nuits à vous inquiéter parce que « Chéri, penses-tu qu’il a pu toucher à la trempette chez Matante Ginette? » …. Vous êtes de bons parents. Ne l’oubliez jamais, surtout lorsque la Culpabilité (avec son grand C et ses racines sournoises) vous chatouille les arrières pensées. La décision que vous prenez, c’est la bonne, pour vous, et pour vos enfants. Voilà.

On parle souvent de faire un plan d’urgence avec la garderie, l’école ou le camp de jour, mais qu’en est-il de votre plan d’urgence pour la maison, dans votre propre petite famille? Qui fait quoi? Comment fait-on si une réaction allergique se produit alors qu’on est seul (e) avec tous les enfants? Suis-je (relativement) à l’aise d’injecter de l’épinéphrine? Mon p’tit dernier, il vient avec nous dans l’ambulance ?

L’important, c’est de s’entendre sur une ligne de conduite en cas d’urgence, car c’est ce qui vous guidera, même inconsciemment, lorsque le moment sera venu de la mettre en pratique. Demeurez flexibles, car les situations peuvent évoluer et, parfois, on réagit différemment en pratique. Tentez d’imaginer plusieurs scénarios : si la garderie appelle pour m’informer d’une réaction, quel sera notre discours? Qu’en est-il si la réaction se produit à l’école, au cinéma, etc. Le but est – encore une fois – d’éviter les répercussions négatives au sein de votre couple ainsi que de votre famille et de vous permettre de faire équipe devant une situation d’urgence.

Maintenant, même si c’est la dernière chose que l’on souhaite, il arrive qu’on doive faire face au pire : une réaction grave, un choc anaphylactique. L’expérience nous a démontré que même lorsque les frères et les sœurs sont petits, ils subissent aussi les contrecoups d’avoir été témoins d’une situation d’urgence. Prenez soin de faire verbaliser toutes les personnes touchées par la situation de crise – votre petit allergique ET les autres membres de la famille qui ont vécu l’épisode allergique stressant – s’ils souhaitent le faire, en tenant compte de leur âge. Certains auront des cauchemars ou vivront de l’angoisse durant les jours qui suivent une réaction grave : restez attentifs car, souvent, nos yeux sont tournés vers l’enfant qui vient de vivre la réaction (avec raison) et il peut être facile de ne pas remarquer la détresse des autres sans le vouloir. Enfin, ne vous oubliez pas dans ce tourbillon de stress, de peur et d’émotions fortes en tant que parents! Il est normal que les jours suivant une réaction soient difficiles, émotifs. Peu importe comment vous avez géré cette situation, rappelez-vous que vous avez fait de votre mieux. Combien de parents autour de vous ont eu à s’asseoir pour discuter « du meilleur plan d’urgence en cas de réaction allergique grave de mon enfant »? Le mode d’emploi est variable et il s’adapte au fil du temps, alors soyez indulgents et félicitez-vous d’avoir traversé ce moment difficile. Essayez de le voir comme une occasion de s’améliorer pour les prochaines fois… en souhaitant de ne jamais avoir à la vivre, cette prochaine fois!

 

Barbatrucs – 25 mai 2015 – L’étiquetage

L’étiquetage des aliments allergènes, comme nous l’avions supposé, a inspiré plusieurs questions que nous avons eu l’occasion de poser à notre invitée lors de la rencontre Allergies Sans Soucis du 25 mai dernier. Marie-Sylvie Trottier travaille à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) depuis de nombreuses années et s’est avérée une vraie mine d’information ! Elle a gentiment répondu à toutes nos questions. Voici quelques informations à retenir :

  • Les dernières modifications réglementaires applicables à la déclaration des allergènes alimentaires sont entrées en vigueur en août 2012. Depuis ce temps, avec l’ajout de la moutarde et les précisions apportées quant à la déclaration du gluten et de ses sources, il y a 10 allergènes à déclaration obligatoire au Canada. Les voici :
    • Arachides
    • Noix
    • Blé
    • Oeufs
    • Moutarde
    • Lait
    • Fruits de mer (poissons, crustacés, mollusques)
    • Soya
    • Sésame
    • Sulfites (bien que les sulfites ne soient pas vraiment un aliment mais plutôt un additif alimentaire)

De surcroît, le gluten et ses sources doivent aussi être déclarés sur les étiquettes des aliments.

Cela revient à dire que, dès que ces aliments sont employés à titre d’ingrédient ou dans les composantes de l’un des ingrédients du produit fini (par exemple, le lait qui est utilisé dans la fabrication du chocolat, qui lui entre dans la recette de biscuits aux pépites de chocolat), ils doivent être clairement déclarés. Pour ce faire, ils peuvent tout simplement figurer dans la liste des ingrédients ou être indiqués dans une déclaration « contient » située immédiatement à la suite de la liste d’ingrédients. Il est à noter que les allergènes doivent être désignés par leur nom commun (par exemple, si le produit contient de la caséine (protéine laitière), il doit être écrit « lait » ou « substance laitière » à sa suite ou dans une déclaration « contient » pour éviter toute confusion). Ces règles d’étiquetage s’appliquent à tous les produits préemballés, sur lesquels doivent être indiqués les ingrédients en ordre décroissant.

Cependant, certaines exemptions sont comprises dans la réglementation. Par exemple, l’industrie de la bière n’a pas l’obligation, actuellement, contrairement à celle des vins et des spiritueux, de déclarer la présence d’allergènes.

D’autre part, les mélanges d’épices, notamment, n’ont pas l’obligation d’être détaillés, faisant l’objet d’un autre type d’exemption. Toutefois, si l’un des 10 allergènes prioritaires entre dans leur composition, il doit clairement être nommé dans la liste des ingrédients ou juste après par son nom commun.

Vous trouverez encore beaucoup plus d’information détaillée sur le site de Santé Canada et ici.

  • Mentions « contient » et « peut contenir ». Les questions à 1 000 $ de la soirée étaient, évidemment, les suivantes : les mentions d’avertissement « peut contenir » sont-elles obligatoires ? Peut-on déduire de l’absence de mention « peut contenir » sur un produit qu’il n’y a aucun risque qu’il contienne un des allergènes prioritaires ?

En une phrase, si l’un des 10 allergènes prioritaires est présent dans le produit, y compris dans les « constituants », il doit impérativement être déclaré, mais pas s’il n’entre pas dans composition du produit de manière volontaire et consciente.

Effectivement, la mention « peut contenir » est apposée sur l’étiquette de manière tout à fait volontaire, si l’entreprise estime qu’il existe un risque de contamination croisée. De plus, la formulation des mises en garde n’est pas réglementée – bien que Santé Canada recommande officiellement l’utilisation de la formulation « peut contenir » depuis juin 2013. Par conséquent, tous les avertissements (« peut contenir des traces de…», « fait sur la même ligne qu’un produit contenant… », « fabriqué dans une usine transformant aussi… », etc.) devraient être interprétés de la même façon même s’ils peuvent laisser croire à une certaine gradation du risque. Pour connaître la position de Santé Canada sur le sujet, c’est ici.

  • Au même titre que les mentions « peut contenir », les mentions « ne contient pas de… » ne sont pas réglementées et sont volontaires. Toutefois, si un produit précisant qu’il ne contient pas un allergène en particulier contient ce même allergène, la situation est traitée de manière très sérieuse puisqu’il s’agit alors d’une question de sécurité pour les personnes allergique auxquelles est destiné le produit en question.
  • Si vous croyez qu’une réaction est survenue après la consommation d’un produit qui contenait peut-être l’un des 10 allergènes mentionnés plus haut et que celui-ci n’était pas déclaré, vous pouvez faire une plainte auprès du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Le numéro à utiliser est celui-ci : 1-800-463-5023.
  • Vous voulez être au courant des rappels alimentaires dès qu’ils surviennent ? Rien de plus simple : allez vous inscrire sur le site de l’ACIA pour vous abonner aux  envois par courriel des rappels alimentaires qui vous intéressent. Les rappels sont classés en trois catégories. Tous les détails sont ici.
  • Qu’en est-il des produits importés ? Ils sont soumis aux mêmes règles que les produits canadiens. Toutefois, l’AIAC ne peut évidemment pas aller visiter chacune des entreprises et des usines et doit donc se contenter d’informer et de sensibiliser les compagnies en question sur la réglementation canadienne avant de procéder à des vérifications sur papier. En cas de doute, l’Agence peut cependant se déplacer pour mener une enquête et s’assurer que les produits sont étiquetés conformément aux exigences canadiennes.
  • Le cas des huiles hautement raffinées mérite une mention. Effectivement, à l’exception de l’huile d’arachides – dont l’utilisation doit être déclarée en tout temps -, les autres huiles raffinées (qu’elles proviennent du sésame ou du soya, par exemple) ne doivent pas obligatoirement établir leur provenance. Puisqu’une réaction allergique est provoquée par une protéine et que, en théorie, les huiles raffinées n’en contiennent plus, elles devraient être sans danger. Il est donc permis que de l’huile de soya hautement raffinée, par exemple, soit désignée par le nom « huile végétale », tandis que l’huile d’arachides, elle, qu’elle soit hautement raffinée ou non, doit toujours déclarer sa provenance et indiquer qu’elle est extraite d’arachides.
  • La déclaration des noix porte aussi parfois à confusion. Dans la liste d’ingrédients, si un produit contient une ou des noix, la sorte de noix doit être précisée (par exemple, amandes), tandis que, lorsqu’un fabricant indique un risque de contamination en apposant une mention « peut contenir », il peut indiquer « peut contenir : noix », tout simplement, sans préciser de quelle sorte de noix il s’agit.

Pour les curieux, l’Agence canadienne d’inspection des aliments travaille conjointement avec Santé Canada pour assurer la conformité des produits alimentaires qui atterrissent dans vos assiettes. Dans le contexte de la surveillance de l’étiquetage adéquat des allergènes, l’ACIA effectue de l’échantillonnage aléatoire et des visites dans plusieurs usines périodiquement.

Après avoir reçu cette marée d’information, comme nous l’a demandé l’une des participantes de la rencontre, « on capote-tu pour rien avec les étiquettes ? ». Les avis sont partagés !

 

Barbatrucs – 4 mai 2015 – Les camps

Dans un tout petit mois, l’été sera enfin installé et avec lui arrivera la saison des camps. Ne connaissant pas beaucoup les camps ni leur fonctionnement, nous avons communiqué avec l’Association des camps du Québec, qui nous a expliqué qu’il existe quatre types de camps : les camps de jour, les camps de jour certifiés, les camps de vacances et les camps de vacances certifiés.

Comme leurs noms l’indiquent, les camps de jour se déroulent durant la journée, ils durent généralement une semaine et les enfants rentrent à la maison tous les soirs. Quant à eux, les camps de vacances offrent des séjours variant habituellement d’une semaine à un mois, durant lesquels les enfants vivent sur le site.

Beaucoup des camps de jours sont régis par les municipalités et ne sont pas nécessairement certifiés, bien qu’un cadre de référence soit mis à leur disposition. Les camps certifiés sont ceux qui ont reçu une accréditation de l’Association des camps du Québec après avoir fait l’objet de vérifications et avoir mis en place certaines procédures standardisées.

L’Association des camps du Québec et ce que sa certification garantit :

  • L’Association des camps du Québec regroupe environ 110 camps de jour et 90 camps de vacances qui satisfont tous aux normes de certification.
  • Dans les camps certifiés, la formation obligatoire exige qu’au moins une personne sur 25 soit reconnue à titre de secouriste.
  • Dans tous les camps de l’ACQ, chaque participant doit remplir une fiche santé normalisée qui contient une section précise sur les allergies et l’asthme ainsi que sur l’administration de médicaments.
  • Les camps certifiés doivent avoir une politique de transmission de l’information.

Peu importe que votre enfant fréquente un camp de jour ou de vacance, certifié ou pas, voici quelques trucs et astuces :

  • Le port de l’épinéphrine sur l’enfant est recommandé, mais un dispositif additionnel pourrait être gardé dans un lieu sûr et accessible aux personnes responsables. N’oubliez pas : l’épinéphrine doit être conservée entre 15 et 30oC.
  • Il peut être une bonne idée de remplir et de fournir un protocole d’intervention pour votre petit allergique.
  • Rendre votre enfant facilement identifiable pourrait être très utile. Vous pouvez le faire au moyen de bracelets, de t-shirts, de tatous, etc.

Finalement, au Québec, il n’existe pas de camps d’été ou de camps de vacances dédiés précisément aux enfants souffrant d’allergies. Toutefois, un outil en ligne peut vous permettre de trouver un camp certifié selon les intérêts de votre enfant et votre situation géographique. Vous pourrez ensuite appeler le camp pour connaître sa politique en matière d’allergies : la plupart des camps pourront vous fournir beaucoup de réponses au téléphone et vous indiquer s’ils sont familiers avec la gestion des allergies.

Bon camp !